Life Gypconnect

Résultats de l’enquête sociologique sur la perception des vautours dans le sud de la France

Publié le mardi 31 octobre 2017

Les vautours sont indispensables aux parcours pastoraux montagnards. Ils occupent un maillon essentiel dans le réseau trophique. En effet, ils recyclent les carcasses d’animaux morts, réduisent les risques d’émergence et de dispersion de souches pathogènes et jouent, indubitablement, un rôle culturel, social et économique dans les sociétés humaines. Les estimations économiques, des services qu’ils rendent, apportent des informations éloquentes sur leur importance et leur rôle dans différents pays du monde.

Les vautours ont été jusqu’à un passé très récent les équarrisseurs principaux de l’Ancien Monde et le sont encore dans de nombreuses contrées. Ils nous offrent des services écosystémiques extrêmement importants, mais l’image de ces oiseaux au sein du grand public est souvent négative. Afin de quantifier et d’analyser la perception des publics à l’égard des vautours en France, une étude sociologique a été réalisée dans le cadre du projet LIFE GYPCONNECT, financée par la Commission Européenne et cofinancée par la Fondation MAVA. Cette étude propose des recommandations pour faire évoluer les préjugés sur les vautours et restaurer dans les représentations collectives, l’importance et l’utilité des vautours dans les écosystèmes agropastoraux.

Cette étude visait trois publics cibles : le grand public, les éleveurs et les journalistes. Elle s’est déroulée au sein de quatre territoires parties prenantes du programme Life Gypconnect : l’Aude, les Grands Causses, les Baronnies provençales, et le Vercors. Elle a reposé sur différentes phases de recueil de données :

  • Une phase exploratoire (six entretiens auprès d’acteurs ressources du programme Life Gypconnect).
  • Une analyse de presse, basée sur 413 articles issus de la presse quotidienne régionale, ainsi que sur dix entretiens auprès de journalistes.
  • Un questionnaire en ligne, largement diffusé et complété par 304 personnes (dont 254 personnes issues du grand public, et 58 agriculteurs).
  • L’organisation de 10 groupes de discussion (focus group) au sein des différents territoires (43 participants), ainsi que 13 entretiens complémentaires auprès d’habitants.

Les enquêtés ont été recrutés via deux méthodes : un tirage au sort aléatoire dans les annuaires de 8 communes pré-identifiées, et la diffusion d’un courriel d’invitation diffusé dans les réseaux d’organisations variées (Chambres d’agriculture, Fédérations de chasse, mairies, Offices du tourisme, associations sportives et culturelles).

Plus d’informations

Téléchargez les résultats de l’étude : Les préconisations / le rapport / la synthèse

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